Vous allez peut-être vous demander en quoi une chronique sur une radio régionale pourrait s’intéresser à la vie politique des Etats-Unis d’Amérique ?
Mais vous allez vite comprendre pourquoi ce qui se passe dans ce pays-là nous touche directement dans une foule de domaines.

D’abord, il est, et il reste, la première puissance économique mondiale. Ensuite, sur le plan géopolitique, c’est un allié de longue date de la France, et depuis les années 1940, on s’en est aperçus plus d’une fois.

Certes, il y a 4 ans, ce grand pays s’était permis une fantaisie surprenante, celle d’élire un président fantasque, incompétent et souvent farfelu, Donald Trump.
Qui avait, comme programme, de rendre à l’Amérique sa grandeur. Et qui l’a plus souvent rendue ridicule et inquiétante que grande.
On le sait, c’est terminé. Non sans des vicissitudes, là encore, surprenantes dans une démocratie comme les USA.
Mais fort heureusement pour lui, malgré tout, ce pays a bien conservé quelques forces incontestables.
En voici un exemple.

D’où sont venus les deux premiers vaccins contre le covid 19, que l’utilise dans le monde entier et notamment chez nous, en Europe ?
Des Etats-Unis, par le biais d’entreprises américaines, Pfizer et Moderna.

Ce qu’on dit peu, en France, peut-être parce que notre pays n’a guère brillé jusqu’ici dans la gestion de cette pandémie, c’est que pendant qu’on s’offusquait des pitreries de Trump, dans ce même pays des Etats-Unis, des scientifiques dans des laboratoires travaillaient ardument sur l’élaboration d’un vaccin.
Dès les premières semaines de l’apparition du covid 19, dès le mois de janvier 2020 et dès la publication par les scientifiques chinois de Wuhan de la séquence du génome du virus, deux laboratoires américains étaient au travail sur un projet de vaccin nouvelle génération, ce qu’on appelle l’ARN messager.

Pfizer, en collaboration avec un labo allemand, BioNtech, fondé par deux descendants d’immigrés turcs. Et Moderna autre laboratoire, fondé par un Arménien né au Liban et immigré aux Etats-Unis.
Si je souligne ces points-là, c’est pour faire ressortir la drôlerie de la situation avec les gesticulations de Trump sur fond de politique anti-immigration pendant cette période.

Et dès le mois de mars 2020, donc au début du confinement en Europe, Moderna commençait à tester son vaccin sur des volontaires.
Quant au troisième laboratoire qui a produit un vaccin actuellement utilisé, Astra Zeneca, s’il n’est pas américain mais anglo-suédois, il a quand même profité d’aide et de financement de la fondation Bill Gates. Tout cela est clairement expliqué dans un article du magazine Time du 18 janvier.

Alors voilà donc pourquoi je considère que dans une chronique comme celle-ci, il est fort utile de jeter un regard transatlantique.
Pour bien se convaincre que pendant que le président Trump squattait les médias en multipliant les clowneries sur l’épidémie, dans son propre pays, qui avait conservé quelques pans de sa grandeur, on s’activait dans la discrétion, mais avec sérieux et efficacité.
Rassurant tout de même ! 

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