Les dernières élections municipales ont fait ressortir quelques tendances politiques nationales, comme à chaque fois, du moins pour les grandes villes. Car dans la ruralité et dans les villes moyennes  où la proximité est la règle, on choisit davantage l’homme , ou la femme, que le parti.

Si la République en Marche, le parti du gouvernement, fait pâle figure, les partis de « l’ancien monde », comme on disait en 2017,  sont toujours présents, et certains affirment leur permanence, leur durabilité, d’autres se paient même une nouvelle jeunesse.

Les Verts notamment, qui vont jusqu’à conquérir de grandes villes, comme Bordeaux, Lyon, Strasbourg, généralement en alliance avec la gauche.

Mais l’idylle entre le PS et les Verts, par exemple, n’a pas fonctionné partout, loin s’en faut.

Ainsi à Narbonne, non seulement la liste Narbonne en Commun n’a pas fusionné avec les Robins-Robines, c’est à dire les Verts, mais l’échec d’une alliance un moment envisagée a laissé de profonds et vifs ressentiments.

Si les têtes de liste respectifs, Nicolas Sainte-Cluque et Viviane Thivent ont usé d’un langage diplomatique pour évoquer les raisons de cet échec, en revanche, les échanges entre certains socialistes et certains écologistes ont été marqués par …une certaine verdeur. Ce fut même parfois saignant dans la rancœur.

Ainsi, on a vu des socialistes notoires ( je ne citerai pas de nom, même s’ils étaient bien visibles sur Facebook par exemple), on a vu, donc, des socialistes narbonnais reprocher à la liste de Madame Thivent d’avoir utilisé l’association « Touche pas à mon Parc » comme tremplin pour créer les Robins-Robines. Jusqu’à  leur demander un remboursement du soutien financier qu’ils avaient accordé à cette structure pour déposer un recours au tribunal administratif.

A ce sujet, je rappelle sobrement que « Touche pas à mon Parc » avait pour but d’empêcher la construction de l’Arena de Narbonne, voulu par la majorité Nouveau Narbonne et le maire, Didier Mouly. Et que s’y étaient retrouvés des militants et des citoyens essentiellement de gauche ou écologistes, ou les deux à la fois.

L’Arena est maintenant construit, et il fonctionne, en tenant compte évidemment de la crise du Covid 19.

Et comme le maintien de la liste Thivent n’a pas permis à Narbonne une union de la gauche qui a eu lieu ailleurs, ces socialistes reprochent aux écologistes d’avoir permis la réélection de Didier Mouly. Donc de faire preuve d’incohérence politique.
Alors les invectives pleuvent maintenant sur les réseaux sociaux.

Comme chantait Rita Mitsouko ; « les histoires d’amour finissent mal, en général ».

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