LA CHRONIQUE de JC Julès 

Ça y est ! Ouf, pourrait-on dire.

Les élections municipales terminées, c’est un important cap franchi dans le processus du déconfinement.

Pour la vie démocratique, naturellement, mais aussi, et peut-être plus encore, pour la vie économique.

Car des mairies et des intercommunalités quasi paralysées, cela constituait une lourde entrave dans le fonctionnement de notre économie. En effet, il s’agit là de deux collectivités locales essentielles dans le système français, même si elles n’ont pas le même statut.

D’une part, parce que chacune d’entre elles gère des secteurs essentiels de notre vie quotidienne, mais aussi, parce qu’elles ont la capacité de passer des marchés avec les entreprises, de lancer des chantiers, souvent conséquents.

Ce qui a le double avantage d’améliorer le confort des citoyens-usagers que nous sommes tout en fournissant du travail à certaines entreprises privées.   

Etant donné la crise économique annoncée, avec de nombreuses faillites d’entreprises et les licenciements qui suivront, cette dimension-là est évidente pour espérer en atténuer les effets.

Les mairies et les agglos disposent de budgets qui comptent à l’échelle locale, et surtout, elles sont en prise directe avec la population, dans une proximité salutaire qui permet une meilleure appréciation des réalités. Bref, le contraire de ce qu’on peut reprocher à nos lointains gouvernements, réfugiés dans leurs tours d’ivoire parisiennes et emmêlés dans les méandres d’une administration sinon omnipotente, du moins très influente, à défaut d’être toujours très réaliste.

Donc, dès maintenant, ces deux collectivités locales vont retrouver leur potentiel de décision et d’action.

Pas tout à fait demain matin, car il faut satisfaire à certaines formalités.

D’abord, les conseils municipaux élus vont devoir désigner leur maire. Dans la pratique, c’est la tête de liste qui devient le maire, mais ce n’est pas absolument garanti, il y peut y avoir des surprises…rares, je le précise.

Ensuite, les « interco », les intercommunalités diverses. Là, il faudra élire des présidents.

J’ai expliqué, dans une précédente chronique, que les choses sont moins simples, et que les surprises sont moins rares dans ce type d’élection qui manquent de transparence et favorisent les manœuvres politiciennes.

Dans la majorité des cas, c’est le maire de la ville-centre qui rafle la mise, mais à Narbonne par exemple, nous savons qu’il en a été autrement en 2014. A Béziers également, où le maire élu, Robert Ménard, n’avait pas pu prendre la présidence de l’agglo.

Qu’en sera-t’il cette fois-ci ? Réponse dans les semaines qui viennent.

En sachant toutefois que maintenant, les candidats potentiels sont plus clairs dans leurs intentions et plus enclins à faire état de leurs ambitions communautaires, comme ça a été le cas à Narbonne.

En tout cas courant juillet, à la fois les conseils municipaux et les conseils communautaires se mettront à nouveau en ordre de marche.

La machinerie reprend son rythme.

Partagez !