Carole Delga en campagne… une élection en cache une autre…

La présidente de la région Occitanie, Carole Delga, a curieusement  occupé le devant de la scène lors des élections municipales, souvent dans un rôle où on ne l’attendait pas.
En bonne socialiste, elle a parcouru sa région pour soutenir des candidats de son parti, comme Nicolas Sainte-Cluque à Narbonne. Sans surprise.

Par contre, on l’a vue à Perpignan venir apporter un soutien très médiatique au candidat Républicain Jean-Marc Pujol, dans le but avoué de mobiliser contre Louis Aliot. Au nom d’un certain Front Républicain pour faire barrage à un Front… National.            

Et en répétant avec insistance que l’extrême droite au pouvoir c’est dangereux …pour la république. Avec le résultat que l’on sait puisque les Perpignanais ont donné à Louis Aliot une avance incontestable.

La manière véhémente dont Mme Delga a « mouillé le maillot » comme on dit en sport, pour faire battre le candidat du Rassemblement  National reste toutefois très surprenante. Certes, au conseil régional, elle a régulièrement des prises de bec virulentes avec le groupe RN, mais après tout, ça fait partie du jeu politique.

Encore plus curieux, elle porte des jugements lourdement malhabiles envers certains élus, et en se mêlant de ce qui ne la regarde pas. Dans son collimateur, pour des raisons encore mystérieuses, Didier Mouly, le maire de Narbonne.

Une première fois à Perpignan, avant le 2° tour, dans son combat contre Louis Aliot, elle brandissait la crainte « d’un front Perpignan, Narbonne, Béziers ». Comme si la simple position géographique de Narbonne la plaçait automatiquement dans la mouvance de l’extrême droite. Faire un tel amalgame est un manque de finesse politique à peine croyable pour une présidente de  région.

En outre, simple rappel, à Narbonne justement la liste de Jean- François Daraud a fait le plus mauvais score du Front national depuis des années.

Quant à Béziers, on peut penser ce qu’on veut de Robert Ménard, mais vu son score du premier tour dépassant  les 68 %, je serais fort surpris que tous les Bitterois qui l’ont réélu soient des militants ou sympathisants d’extrême-droite. Idem pour Louis Aliot à Perpignan, élu avec une confortable avance.

Retour à Narbonne ; dans une interview d’après élection, Carole remet le couvert. Elle se dit « sidérée » que le maire réélu, M. Mouly, ait déclaré qu’il pourrait travailler avec sa voisine Béziers, à condition de ne pas faire de politique. Et Mme la présidente de lancer à nouveau des leçons avec une rudesse qui frise l’arrogance. On remarquera en souriant que ça n’a pas empêché l’élection très large de M. Mouly au Grand Narbonne.

Mais dans tout cela, Mme Delga fait immanquablement penser à un autre politicien de gauche qui, à l’occasion d’une altercation avec la police devenue célèbre, proclamait modestement : « la république, c’est moi ».

Bon d’accord, on aura tous compris que Carole est en campagne pour sa réélection aux élections régionales de l’an prochain, mais tout de même, elle serait bien inspirée d’une part, de mieux cibler ses attaques, et d’autre part, de mettre de l’eau dans son vin.

Sinon, c’est l’ivresse qui la menace.        

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