Kiko. In memoriam.
Il y a quelques jours disparaissait le chanteur narbonnais Kiko.
Des suites d’un malaise, survenu fin juillet lors d’un concert. Jeune, puisqu’il avait à peine dépassé la quarantaine.
La surprise et le choc sont encore  plus forts lorsque la mort touche une personne jeune. Avec un sentiment d’incompréhension, d’inachevé, d’injustice. Pourquoi part-il si tôt ?

Kiko, de son vrai nom Jean-Piere Goasse, était un chanteur, compositeur et interprète, que les auditeurs de Grand Sud FM connaissaient, et reconnaissaient, car il était entré largement dans notre programmation musicale. Un signe de qualité de son travail, reconnu par nos animateurs. Diffusé au même titre que les chanteurs nationaux et internationaux que vous entendez quotidiennement sur notre antenne.
Pourtant, si Kiko était connu et apprécié dans notre région, il n’avait pas la notoriété de ces chanteurs-là. Disons tout de suite que le talent n’a rien à voir dans cette différence.

En France pour acquérir une reconnaissance et une notoriété nationale, une seule voie : passer sous les fourches caudines parisiennes. Comme pour tous les secteurs, c’est le parisianisme qui règne. C’est Paris et seulement Paris qui a la puissance, la machinerie nécessaire pour faire d’un artiste une vedette. S’il y a des exceptions dans le show business français, elles sont rarissimes.
Donc un artiste, quel que soit son talent et son domaine restera, s’il ne devient pas parisien, un artiste local. Certains diront même de seconde zone. Mais, je le redis avec insistance, c’est une question de notoriété, pas de talent.
Il est vrai que la notoriété, c’est ce qui fait vendre les disques,  qui apporte à l’artiste une aisance économique, des moyens financiers, qui propulseront encore plus sa carrière.
S’il n’y a pas toute cette machinerie, l’artiste vivra plus modestement. Mais pourra rester tout aussi créatif et talentueux que celui qui perçoit des gros cachets.

Une radio locale comme Grand Sud FM connaît fort bien cette situation car elle vit dans la même dimension, dans la même  échelle de grandeur. Hors la sphère parisienne, qui est nationale uniquement parce qu’elle s’est approprié tous les gros moyens de la nation.
Donc un chanteur comme Kiko et une radio comme Grand Sud FM sont, par nature  si je puis dire, faits pour s’entendre.
En leur accordant le même rang qu’aux célébrités nationales, nous démontrons que nous reconnaissons le talent quand il est à nos portes. Et certains ont le bon goût de le comprendre. Alors, selon l’expression consacrée, il se créé des atomes crochus.
Quand, en plus, l’artiste met sa notoriété, car il en a une, au service d’une cause généreuse, les affinités se renforcent, les liens se resserrent.

Ce n’est peut-être pas un hasard si la dernière fois que nous avons reçu Kiko dans nos studios, il y a à peine  quelques semaines, c’était, justement, pour évoquer une opération de solidarité envers une petite fille handicapée.
Les artistes ont ce privilège : leurs œuvres leur survivent. Parfois très longtemps.

Sur Grand Sud FM, nous continuerons à entendre des chansons de Kiko.          

 

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