LA CHRONIQUE de JC Julès  

Intercommunalité et transparence.

L’élection municipale de dimanche prochain, comme chacun sait, sera suivie, peu de temps après, par une autre élection : celle des présidents des intercommunalités, c’est à dire les communautés de communes, d’agglomération ou les métropoles.
Quand je dis « comme chacun sait », j’exagère probablement, car en vérité, cette élection-là ne se déroule pas au suffrage universel, même si elle découle de la précédente, la municipale.

De plus elle est peu médiatisée ; pourquoi ? Je l’ignore.
Ainsi peu d’électeurs, donc de citoyens, en comprennent le fonctionnement, et l’enjeu.
Un enjeu qui est pourtant de taille puisqu’ aujourd’hui, l’économie, le tourisme, les transports, la collecte des déchets, etc…dépendent des « interco » comme on dit familièrement.

Prenons un exemple concret : à Narbonne, l’intercommunalité c’est la communauté d’agglomération du Grand Narbonne, qui va de Coursan à Leucate et de Ginestas à Saint-Pierre-la-Mer, c’est à dire la commune de Fleury. Quelques 115.000 habitants et un joli morceau du département de l’Aude.
Pas besoin, donc, de souligner l’importance de cette structure. Et par là-même, le rôle tout aussi important de ses instances, et de son président.
En regrettant, pour les mêmes raisons le manque de transparence, la relative opacité qui l’entoure. Mais c’est ainsi. Depuis une vingtaine d’années qu’existe cette interco, l’élection se fait souvent dans les coulisses plutôt que sur scène, loin des yeux du public. Laissant à ce même public une impression de manœuvre politicienne peu conforme à la vie démocratique.

Alors, lorsque il y a quelques jours, répondant à une question de Grand Sud FM, Didier Mouly, maire sortant de Narbonne, candidat à sa ré-élection dans sa commune, déclare sans ambages qu’il sera également candidat à la présidence du Grand Narbonne s’il remporte le 2° tour, sans parler de révolution, c’est quand même un ton nouveau ! Et me semble-t’il, qui va dans le bon sens.
Nicolas Sainte-Cluque, son principal concurrent, déclare tout aussi clairement qu’il ne sera pas candidat, et explique ses raisons.

Ainsi, désormais, les Narbonnais sauront à quoi s’en tenir en effectuant leur choix électoral. Ils se souviendront que derrière l’élection de leur maire se cache une deuxième manche, une deuxième mi-temps, si vous voulez. Bref, que le match n’est pas fini.
Puis,  en observant le processus qui suit, dans les premières semaines de juillet, ils auront une plus grande impression de clarté. Peut-être auront-ils aussi plus d’intérêt et de compréhension, ensuite, pour le fonctionnement de l’agglo du Grand Narbonne.

Même si l’idée de base est plutôt bonne, le législateur, en instaurant l’intercommunalité, n’avait guère fait preuve de génie et de vision. Alors 20 ans après sa création, il serait bien qu’enfin, elle devienne plus lisible à l’ensemble des citoyens. L’heure est peut-être venue ?

 

 

 

 

 

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