LA CHRONIQUE de JC Julès

Election au Grand Narbonne ; scène et coulisse.

Elections municipales, 3° tour et dénouement. Ça y est, tout est enfin en place depuis le 15 juillet, où, en Narbonnaise, on a élu le nouveau président de la Communauté d’agglomération du Grand Narbonne et les vice-présidents.  Pour 6 ans, tout comme pour les municipales.
J’ai déjà expliqué en quoi je regrette le manque de transparence de ce type d’élection, qui engendre un manque d’intérêt bien compréhensible de la part des citoyens et électeurs, et aussi, de la part des médias en général.

En soulignant aussi, il faut être juste, les relatifs progrès qui ont marqué cette dernière dans la Narbonnaise.

Je dis bien, progrès relatifs, car une opacité certaine a prévalu jusqu’au dernier moment pour certains candidats.

Toutefois, en tant que média local, cette radio n’a pas ménagé ses efforts pour tenter d’éclaircir les choses pour les auditeurs.

Car les élus municipaux, par une curieuse tradition, restent très discrets sur leur ambitions communautaires, au motif hypocrite que ce n’est pas une élection classique et qu’il faut, pour une harmonie du territoire, ne pas la politiser. Avec le plus souvent, un effet totalement inverse. Les manœuvres et les comptages internes sont parfaitement politiciens et le territoire ne s’y retrouve pas toujours.

Il y a un an et demi, nous avions obtenu de Bertrand Malquier, premier adjoint au maire de Narbonne, qu’il affirme sans détour son intérêt pour l’agglo. En déclarant, logiquement, que la prochaine campagne qu’il mènerait pour Nouveau Narbonne 2020 serait double, municipale et communautaire.

Ce qui a été le cas. Pour la première fois en 2020, le programme électoral Nouveau Narbonne faisait clairement la part entre les projets qui relèvent de la ville, et ceux qui sont du domaine de l’agglomération.

En février, avant le confinement, nous avons invité d’autres  candidats potentiels, en général maires de communes, pour venir en parler sans cachoterie : Henri Martin, Guillaume Héras et  Alain Fabre. C’est-à-dire ceux qui avaient accepté. Car il y en avait d’autres…

Puis le Covid 19 a modifié cette élection et retardé le 2 ° tour. Henri Martin, qui faisait figure de favori, a renoncé. Didier Mouly a alors repris le flambeau.

Et dès le 8 juin, soit 3 semaines avant le 2 ° tour, la candidature de Didier Mouly était franchement affirmée. Même si la presse écrite, curieusement, continuait d’éluder le sujet.

Pour ma part, jusqu’ici, dans cette chronique ou dans d’autres émissions, j’ai respecté la volonté des candidats qui voulaient  cacher leurs ambitions, en taisant leurs noms.

Mais comme, enfin, la presse locale a dévoilé divers scénarios, qui d’ailleurs ont tous été perdants, je dois dire que Didier Codorniou et Magali Vergnes aussi avaient été invités, et avaient refusé l’offre.

Résultat : au Grand Narbonne, président, Didier Mouly, largement élu, 1° vice-président, Guillaume Héras. Une élection où les candidats les plus transparents l’ont emporté. Et où les acteurs cachotiers restés en coulisse ont perdu.

Comme je n’aime pas les jugements péremptoires, je laisse chacun en tirer sa propre conclusion.          

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