Aujourd’hui, pas besoin de regarder une série TV pour avoir sa dose quotidienne de suspense et d’imprévu ; il suffit de suivre, épisode par épisode, le déroulement de la vaccination Covid 19.
Certes, on avait eu dans une première saison le feuilleton des masques, qui n’était pas mal non plus en matière de rebondissement, de volte-face, de contradiction.
Ensuite, le choix des lieux :  pourquoi les cinémas fermés, mais pas les supermarchés ? Et aujourd’hui, il faut avouer que la saga de la vaccination est passionnante à suivre.

D’abord, il y a la comparaison avec d’autres pays. Mais pourquoi donc en France vaccine t’on si peu ? Quand on flirtait avec le 5 % chez nous, les Britanniques avaient dépassé 30 %, les Israéliens, 40 %.
Autre élément palpitant, le choix des cibles.
On avait appris, par les innombrables conférences de presse de nos ministres, annoncées par les télévisons comme des « must » à ne surtout pas rater, qu’on privilégiait les EPHAD, les maisons de retraites, et les plus de 75 ans, ce qui n’était pas absurde.
Sauf que très vite, on s’est aperçu que le nombre de doses nous parvenant était ridiculement inférieur à ce qu’il fallait pour satisfaire cet engagement-là.

Qu’à cela ne tienne : un petit intermède devant les caméras avec un ministre, ou même un président, qui tient un nouveau discours adapté à la disette, et voilà non plus un calendrier concret, mais une prévision…lointaine. Une énorme partie des Français seront vaccinés, oui, mais dans 6 mois, voire plus.
Sauf que ça aussi, ça laisse sur sa faim. En faisant un simple petit calcul, on comprend fort bien qu’au rythme actuel, il faudra un an ou plus pour y parvenir.
Les scénaristes du feuilleton, ne manquant pas de ressources, ont également su jouer sur les acteurs de la vaccination pour créer du suspense et déchainer quelques passions supplémentaires.
D’abord, à part les EPHAD, pour le grand public, les hôpitaux. Fort logique, mais, on l’a vu, très insuffisant numériquement.
Alors, on fait entrer sur le terrain les médecins généralistes, puis les pharmaciens. En réussissant à mettre en concurrence ces deux professions si complémentaires! Au point qu’un syndicat de médecins va demander la démission des responsables de la direction générale de la santé pour ce cafouillage. Bravo l’artiste pour cette pagnolade ! On le voit, le scénario est riche, l’intrigue est bien ficelée, le spectateur est tenu en haleine à tout moment.

Maintenant, si on revient à la réalité, au milieu de toutes ces tergiversations, reste une certitude: n’en déplaise à certains, la vaccination massive est la seule manière de contrôler une épidémie, l’histoire l’a prouvé encore et encore.
La seule question qui subsiste est donc celle-ci : quand atteindrons-nous, en France, ce moment tant espéré ?
Pour les amateurs, il reste des épisodes à suivre, le feuilleton n’est pas terminé. A vos écrans !   

 

 

 

 

 

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