Il est vrai que, hormis le covid 19 et tout ce qui tourne autour, l’actualité est bien vide ces temps-ci.

C’est peut-être la raison pour laquelle certains de nos gouvernants s’emparent de faits anodins et les transforment quasiment en affaire d’état. Probablement plus pour se faire remarquer, d’ailleurs, que pour contribuer à la gouvernance du pays.
Ainsi, à peine a-t-on appris que la mairie de Lyon annonçait des menus végétariens dans les cantines scolaires que 5 ministres, pas moins, se sont lancés dans une polémique aussi inattendue que surréaliste.

Le ministre délégué pour l’économie et les finances, le porte-parole du gouvernement, le ministre de l’intérieur, celui de l’agriculture et enfin, celle de l’écologie. En ajoutant le vice-président du groupe LREM à l’Assemblée nationale.
Pas forcément pour parler dans le même sens, mais ça, ce n’est pas surprenant pour un gouvernement qui rassemble des gens venus de la droite et de la gauche.
Mais ce qui surprend, c’est l’argumentation, les mots employés.

Pour certains, je cite, le choix du maire de Lyon, écologiste je le précise, est « antisocial et doctrinaire », ; il prend « une décision idéologique » pour un autre, ou encore il mène « une politique moraliste et élitiste » ; et enfin, ce maire met « de l’idéologie dans l’assiette de nos enfants ».
Un menu fort nourrissant, on le voit.
La ministre de l’écologie, elle, déplore, je cite « un débat préhistorique ».

Je précise enfin, par souci d’information objective, que l’ancien ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, avait également instauré temporairement des menus sans viande, en mai et juin 2020, dans sa ville de Lyon  lorsqu’il était encore maire.
Sans déclencher de bombardement verbal gouvernemental à l’époque.

Conclusion, au choix.
Soit, l’actualité étant désespérément vide hors covid, certains ministres s’ennuient ferme, pour ne pas dire plus. Et cherchent tout aussi désespérément à exister. En choisissant la facilité, la parole, plutôt que l’action.
Autre hypothèse, l’élection présidentielle étant programmée pour dans un an, il importe dès maintenant de faire de la haute politique stratégique en flinguant autant que possible et par tous les moyens les adversaires possibles, en l’occurrence, ici, les verts.
A chacun sa conclusion ; on peut même, si on le souhaite et sans grand risque de se tromper, cocher les deux cases.

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