Question aux travailleurs de France et de Navarre : en ces temps de covid 19, faites-vous du télétravail ?
Autrement dit, travaillez-vous en présentiel ou en distanciel ? Voilà donc notre vocabulaire enrichi de deux mots qu’on prononce à tour de bras en cette période.

Et immanquablement, du côté du gouvernement, dès qu’on évoque les gestes sanitaires, le couvre-feu, le confinement, on ressort cette notion de télétravail comme une panacée, la solution suprême pour lutter contre la contagion.
Bien sûr, le covid 19, tout le monde en convient aujourd’hui, se transmet par les contacts humains ; donc dans les entreprises, entre autres.
Bien sûr, ce télétravail constitue une parade à ces contacts entre travailleurs, et vu l’état d’avancement de l’informatique et de l’internet dans notre société, il n’est pas à négliger.

Pour autant, il serait salutaire, je dirais presque sanitaire, que dans les hautes sphères gouvernementales, on prenne rapidement conscience de ses limites.
Je n’entrerai pas dans la problématique, qu’on commence à peine à découvrir, des effets psychologiques du télétravail, de la visioconférence, bref, du manque de contacts humains.
Je n’évoquerai pas davantage, là encore, on est en phase de découverte, l’organisation matérielle qu’implique le télétravail, c’est-à-dire le travail chez soi, dans son domicile. Qui, même si vous y avez un ou plusieurs ordinateurs bien connectés (et j’insiste, pas seulement connectés mais bien connectés), a été conçu comme votre lieu d’habitation, et n’est pas forcément adapté à devenir un lieu de travail.

Je me limiterai volontairement au simple côté statistique, plus facile à analyser : quelle proportion des Françaises-Français a un travail quotidien dans un bureau, et qui utilise un ordinateur ? Les énarques gouvernementaux semblent penser que c’est la majorité. Mais, je l’évoquais dans une précédente chronique, beaucoup sont loin de savoir ce qu’est une PME, une petite entreprise, et ignorent tout ou presque des réalités du monde du travail.
Alors, faisons un rapide tour d’horizon.

Déjà, même dans les administrations, les mairies ou les intercommunalités par exemple, une grande partie des fonctionnaires ne travaillent pas dans des bureaux, mais sur le terrain ; ceux qu’on appelle les services techniques.
Ensuite, les chauffeurs routiers, dont le rôle, on l’oublie un peu trop, reste primordial dans le fonctionnement de notre économie , on les met au télétravail ?
Les soignants, dans le secteur hospitalier ou privé, les médecins libéraux, même s’ils peuvent parfois faire des diagnostics à distance, on les met tous au télétravail ? Dans les laboratoires, ceux qui maintenant fabriquent les vaccins, on les met en télétravail ?
Les artisans, dans le bâtiment ou ailleurs, on les met au télétravail ? Votre plombier, il va réparer votre fuite en distanciel ?
Les commerçants, dans les boutiques comme dans les grandes surfaces, on les met en télétravail ?

J’arrête ici la liste et je vous laisse le soin de la compléter.
Tâche que vous pouvez accomplir en présentiel ou en distanciel.

 

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