Biodiversité . Y compris linguistique ?

Biodiversité ! « En voilà une idée qu’elle est bonne » comme aurait dit l’inimitable Coluche.

Enfin, bonne, je ne sais pas, mais à la mode, oui. On a même un secrétariat d’Etat pour ça.

A première vue, la notion de vouloir protéger toutes les espèces qui existent sur la planète est parfaitement défendable. Scientifiquement d’abord, quand on sait que l’étude de la nature et l’application de certaines découvertes est profitable à l’homme. Et qu’une espèce qui disparaît, c’est donc une perte de savoir pour l’humanité.

On sait toutefois que des disparitions d’espèces, depuis que la terre existe, il y en eu, encore et encore, pour des raisons diverses. La plus célèbre est probablement celle des dinosaures. Sans que l’homme y soit pour quelque chose.

Mais aujourd’hui, la diversité, bio ou pas, c’est une notion qui plait dans certaines sphères, dans un monde qui s’uniformise à vitesse grand V.

Alors les défenseurs, les promoteurs de cette idée en font une quasi-idéologie, et l’assènent à tout le monde, en toute occasion. La diversité c’est une richesse, proclament-ils.

Pour autant, l’appliquent-ils concrètement dans leur vie quotidienne ? ça c’est une autre histoire…

Zoom sur le territoire français et notre classe dirigeante avide d’écologie et de biodiversité. Quel exemple donne-t’elle ?

Quand on voit sa composition, un président énarque, un ancien premier ministre énarque, un nouveau premier ministre énarque, plus une profusion d’énarques dans les ministères et les cabinets, force est de constater que pour la diversité, c’est mal barré !

Seul distinguo notable, le premier ministre actuel est élu dans une petite commune, il a un contact régulier avec la France profonde.

Pour le reste, ces gens, formés dans le même moule, ont une vision des choses très semblable, des comportements identiques et jusqu’à un langage  et un accent uniformes.

Et le monde médiatique parisien, pourtant, rarement énarque, est tellement habitué à fréquenter cette énarchie que par mimétisme, par esprit d’imitation servile, il en singe les mimiques.

Aussi dans ce milieu étroit, lorsque quelqu’un s’octroie la fantaisie d’avoir une manière de parler qui diffère un tant soit peu, on le remarque ; non pas pour admirer sa différence, mais pour en sourire !

Le nouveau premier ministre Jean Castex, d’origine gersoise, mais énarque et vivant essentiellement à Paris dans les sphères gouvernementales, s’offre-t’il le luxe d’avoir gardé une « pointe d’accent »  du midi ? Immédiatement ce microcosme parisien se gausse de ce brave monsieur au parler si provincial.

Au point de s’intéresser d’abord à son accent plutôt qu’à son programme de gouvernement. Sous-entendu, quelqu’un qui parle ainsi peut-il avoir un programme sérieux ?  

D’ailleurs, selon le Canard Enchaîné, il y a même eu un député du Modem pour dire, « contrairement à ce que son accent laisse croire, il a beaucoup d’autorité ». Ce qui confirme au passage qu’on peut être à la fois député et un bel abruti !

Dans un tel milieu, forcément, Jean Castex, il dénote ! Il manifeste une certaine biodiversité…linguistique. Absolument inconcevable dans le microcosme parisien standardisé!

Bon, revenons, avec l’accent qui convient, à nos valeurs gouvernementales du moment.

Qu’avons-nous au programme ? L’écologie et notamment la défense de…de quoi déjà ? Ah oui, de la bio…diversité !            

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